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Une Base Lunaire Érigée par une Imprimante 3D : Un Pas de Géant Pour La NASA.

Des Poussières Lunaires au Ciment : Vers la Construction Durable.

Un géant du monde de l'impression 3D se prépare à aider la NASA à créer une base sur la Lune. La NASA, en collaboration avec ses partenaires, a commencé à travailler sur le système Olympus, un projet audacieux qui utilise les ressources disponibles sur la Lune pour construire une infrastructure durable.



Le but de ce projet ambitieux est d'établir une présence à long terme sur la Lune, au-delà d'une simple mission d'aller-retour, dans le cadre du programme Artemis de la NASA.



Le Programme Artemis : Une Etape Cruciale Vers la Conquête de Mars.

Artemis 2 marque une étape significative dans la conquête spatiale, préparant le terrain pour une exploration future de Mars. Le projet prévoit la construction d'une base, des routes, des baraquements et une zone de décollage et d'atterrissage sur la Lune, le tout grâce à l'impression 3D. Cette technologie a déjà fait ses preuves dans la construction de logements aux États-Unis et pourrait permettre d'économiser des dizaines de millions de dollars en facilitant l'importation de matériaux depuis la Terre.

La mise en œuvre de cette technologie dans l'espace comporte toutefois ses propres défis, notamment l'utilisation d'eau pour créer du béton. Le système Olympus proposé envisage plutôt l'utilisation d'un laser puissant pour transformer le régolithe, ou poussière lunaire, en un matériau de construction similaire à la céramique capable d'absorber les radiations. Pour l'instant, cette technologie est testée sur Terre, avec des simulations de la gravité lunaire et l'utilisation d'échantillons rapportés par les missions Apollo pour vérifier la réactivité du projet.


ICON : Le Partenaire de la NASA dans la Construction Spatiale.

Pour ce projet monumental, la NASA a signé un contrat de 57 millions de dollars avec ICON, une entreprise basée à Austin, au Texas. Fondée en 2017, ICON a déjà relevé près d'un demi-milliard de dollars et attire visiblement l'attention des investisseurs. Jason Ballard, cofondateur d'ICON, est enthousiasmé par le fait que le premier objet intégré par l'humanité sur un autre monde sera le produit d'une mission dirigée depuis Austin.

ICON a développé une imprimante géante, appelée "Vulcan", et une sorte de béton, connue sous le nom de "Lavacrete". Ceux-ci seront utilisés pour construire, entre autres, une structure qui servira à entraîner les astronautes pour les futures missions sur Mars.


Des Maisons Abordables Grâce à l'Impression 3D.

Mais l'ambition d'ICON ne s'arrête pas à la Lune. L'entreprise a imprimé sa première maison en 3D en 2018 et travaille actuellement à la construction d'un lot de centaines de maisons au nord d'Austin. L'un des principaux objectifs de l'entreprise est de construire des logements à faible coût. ICON lancera prochainement une initiative appelée "99 Initiative" invitant les architectes et les designers à proposer des concepts de maisons d'une valeur de 99 000 dollars. Cette démarche vise à répondre à la crise du logement aux États-Unis, où la moitié de la population a du mal à trouver un logement abordable. Selon CNN, le loyer absorbe 50% des revenus de 23 millions de personnes aux États-Unis.

L'Impression 3D : Une Solution Pour Réduire l'Empreinte Carbone.

ICON aspire également à réduire l'empreinte carbone de son "Lavacrete". L'entreprise espère que ses projets spatiaux contribueront à générer des idées innovantes pour atteindre cet objectif. Jason Ballard, PDG d'ICON, suggère que "Si vous réussissez à construire des maisons dans un environnement dur et isolé comme la Lune, vous allez sans aucun doute faire des progrès dans la construction de maisons sur la Terre".

En somme, la réalisation de ces projets spatiaux ambitieux pourrait non seulement ouvrir la voie à une présence humaine durable sur la Lune, mais également apporter des solutions innovantes pour résoudre des problèmes pressants sur Terre, comme le manque de logements abordables et l'impact environnemental de la construction.


L'imprimante 3D, Une Technologie Révolutionnaire Redessinant les Frontières de l'Innovation.

Alors que nous jetons un regard sur l'horizon de l'innovation technologique, l'imprimante 3D se distingue clairement comme une force incontournable qui transforme tout sur son passage. De la construction de logements abordables sur Terre à la création d'infrastructures durables sur la Lune, cette technologie prouve sa polyvalence et son potentiel infini.

A travers les projets d'ICON et de la NASA, l'imprimante 3D dépasse le simple rôle de fabricant d'objets pour devenir une véritable solution aux défis de notre temps. La capacité de l'imprimante 3D à révolutionner la construction, à la fois en termes de coûts et de durabilité, ouvre un monde de possibilités pour l'avenir de l'habitat, sur Terre comme dans l'espace.

En définitive, l'imprimante 3D, jadis considérée comme un gadget technologique, se trouve au cœur des solutions les plus prometteuses pour un avenir durable et inclusif. Ce n'est pas seulement une machine qui imprime en trois dimensions ; c'est un outil d'innovation et de transformation qui façonne littéralement le futur de notre espèce, ici sur Terre et au-delà, sur la Lune. Alors que nous nous préparons à franchir de nouvelles frontières, il est clair que l'imprimante 3D sera l'une de nos plus précieuses alliées.


Impression 3D : L'ESA Facilite l'Exploration Lunaire avec une Base Hors du Vaisseau Spatial

L'Agence Spatiale Européenne (ESA) envisage de simplifier l'exploration lunaire en libérant une base sur la Lune, en dehors du vaisseau spatial. S'appuyant sur la technologie d'impression 3D, l'ESA collabore avec le bureau d'architectes Foster + Partner pour la conception de la structure lunaire, tandis que la réalisation de l'imprimante 3D a été attribuée à Monolite UK, une entreprise détenue par D-Shape.

La proposition consiste en une base composée de dômes préfabriqués sur Terre, dotés d'un bouclier capable de résister aux rayons gamma, aux radiations solaires et aux impacts de météorites. Une fois sur la Lune, deux imprimantes 3D de construction seront utilisées pour renforcer et solidifier la structure en utilisant le sol lunaire comme matière première.

À l'heure actuelle, l'imprimante 3D développée par Monolite UK est capable de construire un bâtiment entier en moins de deux semaines. Cependant, la prochaine génération de cette technologie pourrait doubler cette vitesse, offrant ainsi des perspectives encore plus prometteuses pour la construction spatiale rapide et efficace.


L'Impression 3D : Une Innovation Clé pour une Gestion Durable des Déchets Spatials.

L'impression 3D émerge comme une solution prometteuse pour augmenter l'autonomie des astronautes en orbite. Cette technologie pourrait, par exemple, permettre aux équipages de l'ISS de fabriquer des outils sur place, sans dépendre des convois d'approvisionnement terrestres. Un projet innovant du Centre national des études spatiales (Cnes) cherche à remplacer les emballages de paquets envoyés à la station, qui étaient jusqu'alors basés sur des produits pétroliers, par des polymères biosourcés recyclables. Ces matériaux pourraient être utilisés comme matière première pour une imprimante 3D, comme l'explique Florence Clément, responsable des expériences en micropesanteur. Les premiers emballages imprimés en 3D de ce genre ont été lancés en mars 2021. Le défi actuel est de les reconvertir en matière première.


Cette initiative revêt une importance cruciale, surtout à l'heure où de nouvelles stations devraient bientôt être mises en orbite autour de la Lune. Contrairement à l'ISS actuellement, ces stations ne pourraient pas renvoyer leurs déchets vers la Terre pour qu'ils se désintègrent dans l'atmosphère. À moins que nous ne voulions transformer la Lune en décharge, il est essentiel de trouver des solutions pour gérer ces déchets.


Christophe Figus, le directeur avant-projets et robotique d'Airbus Defence and Space, envisage une solution radicale : "déplacer nos usines dans l'espace". En partenariat avec l'Agence spatiale européenne (ESA) et le fabricant AddUp, la filiale d'Airbus prévoit d'envoyer une imprimante 3D métallique à l'ISS en 2023, réduit ainsi les capacités d'impression en orbite, jusqu'ici limitée au plastique. Cette première phase, qui comprendra l'impression d'au moins quatre jeux de pièces, permettra de tester le processus en microgravité.


À terme, l'impression 3D pourrait s'intégrer, avec d'autres processus automatisés, dans un système de fabrication de satellites en orbite. Cela pourrait permettre de surmonter les contraintes de volume et de résistance imposées par le lancement hors de l'atmosphère et de favoriser le développement d'une économie circulaire dans l'espace. "Tous les déchets spatiaux ont de la valeur : ils sont déjà là-haut", rappelle Christophe Figus. Ce sont des milliers de tonnes de matériaux qui pourraient être réintégrés dans un cycle de vie, plutôt que de polluer l'orbite.


karl-Emerik ROBERT

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