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KAIZER 3D HORREUR.Quand l’imprimante 3D devient une voix intérieure, un exutoire et un langage artistique brut.

INTERVIEW – KAIZER 3D HORREUR.

Quand l’imprimante 3D devient un langage artistique, une armure visuelle et une libération intérieure.

Introduction – L’imprimante 3D comme prolongement de l’âme créative.

L’imprimante 3D est souvent présentée comme une technologie de production, froide et rationnelle, destinée à fabriquer des objets, des pièces techniques ou des prototypes industriels. Pourtant, lorsqu’elle est utilisée par un créateur, l’imprimante 3D peut devenir bien plus qu’une machine : un outil d’expression, un prolongement de la pensée, un pont entre l’imaginaire et la matière.

KAISER 3D HORREUR : Quand l’impression 3D donne naissance à un rappeur hors du commun. KAISER 3D HORREUR.

Avec KAIZER 3D HORREUR, cette transformation est totale. Ici, l’imprimante 3D ne sert pas uniquement à produire des formes, elle façonne une identité artistique complète, un personnage visuellement fort et un univers où le rap devient un exutoire émotionnel. Entre horreur, esthétique mécanique et fabrication additive, ce projet interroge notre rapport à l’image, à la provocation et au message.

Nous avons pris le temps d’échanger longuement avec KAIZER 3D HORREUR afin de comprendre son parcours, sa vision de l’imprimante 3D, et la manière dont cette technologie a profondément transformé sa façon de créer et de s’exprimer.


Qui es-tu aujourd’hui et comment est né KAIZER 3D HORREUR ?

KAIZER 3D HORREUR :« Je m’appelle Mickaël, c’est mon vrai prénom, j’ai 37 ans. Je fais partie de la communauté des gens du voyage et j’ai grandi en grande partie dans le Nord de la France. Mon parcours n’a jamais été classique. J’ai toujours vécu en dehors des cadres habituels, avec une grande capacité d’adaptation et un besoin constant de créer.

L’imprimante 3D est arrivée dans ma vie presque naturellement. Au départ, c’était une passion, une curiosité, un moyen de comprendre la matière et de fabriquer des choses par moi-même. Très vite, j’ai compris que l’imprimante 3D me permettait d’aller plus loin que le simple objet : elle me permettait de donner forme à ce que j’avais dans la tête.

Avec le temps, cette pratique m’a conduit à faire naître un personnage public : KAIZER 3D. Je me suis fait connaître sur TikTok, notamment grâce à ma fille, qui m’a encouragé à montrer ce que je faisais. Sans elle, je ne me serais probablement jamais exposé de cette manière. Aujourd’hui, KAIZER 3D HORREUR est devenu une extension directe de mon vécu, de mon imagination et de mon rapport à l’imprimante 3D. »


Pourquoi avoir choisi le nom KAIZER 3D HORREUR ?

KAIZER 3D HORREUR :« Le nom KAIZER 3D, je l’ai en tête depuis mon adolescence. C’est un prénom que j’ai toujours aimé. Il reflète aussi une partie de mes origines allemandes et surtout sa signification : Kaiser veut dire empereur.

Ce mot représente pour moi une forme de force intérieure, de présence et d’affirmation de soi. Le “3D” s’est imposé naturellement, parce que l’imprimante 3D est à l’origine de tout mon univers visuel et artistique. Sans l’imprimante 3D, KAIZER n’existerait pas.

Quant au mot Horreur, il correspond à l’esthétique sombre, dérangeante et assumée que j’utilise comme une façade. Ce n’est pas gratuit. C’est une manière d’attirer l’attention pour amener les gens à regarder plus loin que l’apparence.KAIZER 3D HORREUR, c’est un nom qui résume mon identité, mon parcours et ma vision artistique. »


Comment est née l’idée de mélanger horreur, robotique et imprimante 3D ?

KAIZER 3D HORREUR :« C’est difficile à expliquer parce que ça ne s’est pas fait sur un plan précis. J’ai toujours aimé les films d’horreur, les univers sombres, les créatures, les ambiances inquiétantes. En parallèle, je pratiquais l’imprimante 3D.

À un moment, j’ai simplement mélangé les deux. Le côté robotique et mécanique m’a beaucoup aidé, parce qu’il correspond à l’esthétique froide et dure que je voulais transmettre. L’imprimante 3D permet justement de créer des formes mécaniques, rigides, presque inhumaines.

Je n’ai jamais cherché à copier qui que ce soit. J’ai fait tout ça à ma façon, avec mes références, mes goûts et mon ressenti. L’imprimante 3D m’a permis de construire un univers totalement personnel, sans règles imposées. »


Qu’est-ce que l’imprimante 3D t’apporte dans ton processus créatif ?

KAIZER 3D HORREUR :« J’aime créer avant tout. Quand je modélise, les personnages sortent directement de mon cerveau. Il n’y a pas de filtre.

L’imprimante 3D me permet de matérialiser immédiatement ce que j’imagine. Je pense une forme, je la modélise, je l’imprime, et elle existe dans le monde réel.C’est cette relation directe entre la pensée et la matière qui est essentielle pour moi. L’imprimante 3D respecte mon imagination telle qu’elle est : brute, instinctive, parfois sombre, mais toujours sincère. »


Jusqu’où peux-tu aller grâce à l’imprimante 3D ?

KAIZER 3D HORREUR :« J’ai encore énormément de personnages en tête à créer. L’imprimante 3D me donne vraiment l’impression que tout est possible, sans limite réelle.

Je pense même à des projets monumentaux. Par exemple, j’aimerais créer un tyrannosaure de 6 ou 7 mètres de haut. Grâce à la fabrication additive, on peut penser en grand, découper les pièces, les assembler, les faire évoluer avec le temps.

L’imprimante 3D permet de transformer des idées qui paraissent irréalisables en projets concrets. Elle change complètement la manière de rêver et de concevoir l’art. »


Que représente le personnage de KAIZER 3D HORREUR ?

KAIZER 3D HORREUR :« Le personnage de KAIZER 3D HORREUR est complètement enfermé. Visuellement, il est bloqué, emprisonné dans son apparence.

Ce sont mes paroles qui sortent à sa place, sous forme de musique rap. Le rap est la seule manière de libérer ce qui est enfermé à l’intérieur.Il y a une tension permanente entre l’enveloppe créée par l’imprimante 3D et la liberté d’expression que me permet la musique. »


Pourquoi provoquer volontairement le malaise ou le choc ?

KAIZER 3D HORREUR :« Oui, c’est totalement assumé. J’aime provoquer pour déclencher des émotions.

Si ça choque ou dérange, c’est que ça touche quelque chose de réel. Je ne cherche pas à rassurer ni à plaire à tout le monde.Pour moi, l’art doit faire réagir. L’imprimante 3D me permet d’amplifier cet impact visuel et émotionnel. »


En quoi l’imprimante 3D te permet-elle d’être indépendant ?

KAIZER 3D HORREUR :« Avec une imprimante 3D, on peut tout faire. Elle permet d’être un vrai créateur indépendant, libre et unique.

On imagine, on conçoit, on fabrique. Il n’y a pas besoin de dépendre de quelqu’un d’autre.L’imprimante 3D me permet de rester fidèle à ma vision artistique, sans compromis. »


Peut-on transmettre des messages forts grâce à un personnage et à la musique ?

KAIZER 3D HORREUR :« Oui, clairement. On peut faire passer des messages à travers un personnage ou à travers une chanson.

Le personnage permet de dire certaines choses autrement, plus librement. La musique, elle, touche directement l’émotion.L’imprimante 3D, le personnage et le rap travaillent ensemble pour transmettre quelque chose. »


Quel message aimerais-tu transmettre aux autres artistes ?

KAIZER 3D HORREUR :« Je dirais que l’imprimante 3D est un véritable catalyseur de la pensée.

Avec une imprimante 3D, il n’y a pas de limite. Tout ce que tu imagines peut prendre forme.C’est un outil de liberté totale pour les créateurs. »


Et quel message pour le public qui te découvre aujourd’hui ?

KAIZER 3D HORREUR :« Je dirais de ne pas juger l’image de l’horreur.

Il faut aller au-delà de l’apparence, voir la beauté du cœur dans les textes et écouter les messages dans les paroles.L’horreur n’est qu’une façade. Le vrai message est à l’intérieur. »

Conclusion – L’imprimante 3D comme langage artistique contemporain.

À travers KAIZER 3D HORREUR, l’imprimante 3D devient bien plus qu’un outil technique. Elle devient un langage artistique, une armure visuelle et un exutoire émotionnel.Entre rap, horreur et fabrication additive, Mickaël construit une œuvre indépendante, sincère et profondément humaine, où l’image provoque mais où les mots invitent à écouter, comprendre et ressentir.


Épilogue – Quand la création dépasse la machine.

À travers son parcours, son univers et son engagement artistique, KAIZER 3D HORREUR incarne une nouvelle manière de créer, où la technologie devient une extension directe de la pensée, de l’émotion et du vécu. Loin des formats standardisés et des esthétiques lissées, il impose une vision brute, sincère et profondément indépendante, portée par la matière, le son et le message.


L’impression 3D n’est pas ici un simple outil technique, mais un véritable langage artistique, capable de donner forme à l’invisible, de matérialiser l’intime et de faire émerger des personnages qui marquent durablement les esprits. En associant fabrication additive, esthétique sombre et rap sans concession, ce projet démontre que la création contemporaine peut naître en dehors des cadres traditionnels et toucher celles et ceux qui prennent le temps d’écouter et de ressentir.


Un univers à part, une voix singulière, et la preuve que l’impression 3D peut devenir bien plus qu’une technologie : un véritable moteur d’expression artistique et humaine.


Karl-Emerik ROBERT

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