
Imprimer en multicouleurs avec Bambu Lab : guide complet
- LV3D Officiel
- il y a 8 heures
- 6 min de lecture
Résumé : Le système AMS de Bambu Lab gère automatiquement jusqu'à 16 couleurs en reliant 4 modules, et permet des changements de filament précis depuis le slicer Bambu Studio.
Une seule tête d'extrusion, mais une palette qui semble infinie : c'est la promesse du système AMS, qui automatise le changement de bobines pendant l'impression. Pour réussir vos premières pièces colorées, la méthode compte autant que la machine. Si vous débutez, notre guide des techniques d'impression 3D multicolore pose les bases avant de passer aux réglages avancés.
L'engouement pour la couleur accompagne un secteur en pleine expansion. Le marché mondial de la fabrication additive est évalué à 34,45 milliards de dollars en 2026 selon Mordor Intelligence, porté notamment par la démocratisation des machines de bureau multi-matériaux. Savoir imprimer en multicouleurs avec Bambu Lab devient donc une compétence recherchée, autant chez les makers que dans les ateliers professionnels d'Angoulême et d'ailleurs.
Comment le système AMS gère la couleur
L'AMS (Automatic Material System) est le cœur de l'impression multicouleur chez Bambu Lab. Ce boîtier stocke plusieurs bobines et sélectionne automatiquement le filament envoyé vers la tête d'impression. Concrètement, la machine alterne les matières selon le plan de découpe défini dans le slicer.
Chaque module accueille quatre bobines. En reliant quatre AMS via un hub dédié, vous atteignez seize couleurs sur une même pièce. Cette modularité explique le succès du système auprès des créateurs qui veulent des rendus riches sans manipulation manuelle. Pour bien comprendre l'architecture du dispositif, consultez notre hub AMS Bambu Lab et ses possibilités d'extension.
Le point essentiel à retenir : à chaque changement de couleur, l'imprimante purge une petite quantité de matière pour éviter que la teinte précédente ne contamine la suivante. Cette purge est la clé d'un rendu propre, mais aussi la principale source de déchets, un sujet que nous détaillons plus bas.
Préparer ses filaments et son matériel
Avant de lancer une impression, un contrôle rigoureux évite la plupart des échecs. Les ratés en cours de cycle coûtent du temps et de la matière, et ils sont presque toujours évitables.
Voici les vérifications indispensables :
Un seul type de matériau : mélangez uniquement des filaments compatibles, par exemple du PLA avec du PLA. Le PLA et le PETG n'ont pas la même température de fusion et adhèrent mal entre eux.
Des bobines compatibles AMS : privilégiez des largeurs de 50 à 68 mm et un diamètre de 197 à 202 mm pour un déroulement fluide.
Des filaments secs et sans nœud : l'humidité dégrade la qualité et un emmêlement peut stopper l'impression.
Les firmwares à jour : l'imprimante et l'AMS possèdent deux firmwares distincts, pensez à les mettre à jour tous les deux.
Attention aux filaments flexibles comme le TPU : ils ne sont pas adaptés à l'AMS. De même, les bobines en carton nécessitent un adaptateur pour ne pas user prématurément le mécanisme. Le bon réflexe consiste à choisir des consommables pensés pour ce système. La démocratisation de ces machines accompagne d'ailleurs une croissance soutenue : le marché français de l'impression 3D est évalué entre 600 et 800 millions d'euros selon l'étude Xerfi consacrée au secteur.
Maîtriser Bambu Studio pour appliquer les couleurs
Une fois le matériel prêt, tout se joue dans le slicer. Importez votre fichier (STL, OBJ, STEP ou 3MF) puis attribuez les teintes via plusieurs méthodes complémentaires.
Fichiers déjà colorés : un modèle 3MF conçu pour la couleur est reconnu automatiquement, vous n'avez qu'à associer chaque zone à une bobine de l'AMS.
Sélection de faces ou de pièces : colorez une surface entière ou un composant distinct dans un assemblage.
Peinture par couches : assignez une couleur sur un intervalle de couches précis, idéal pour les dégradés horizontaux.
Outil pinceau : dessinez librement la couleur sur la pièce, à la manière d'un peintre.
Ces fonctions demandent un peu de pratique pour être exploitées finement. Pour gagner du temps, notre formation Bambu Studio vous accompagne pas à pas dans la prise en main du logiciel et de ses réglages de couleur. La maîtrise du slicer reste un investissement rentable, d'autant que les nouveaux outils intègrent de plus en plus d'automatismes de calibration.
Réduire le gaspillage : la clé d'un rendu propre
Le coût caché du multicolore, c'est la purge. À chaque transition, l'imprimante éjecte de la matière pour nettoyer la buse. Sur une pièce mal pensée, ces déchets peuvent représenter une part importante du filament consommé.
Plusieurs leviers réduisent ce gaspillage de façon spectaculaire :
Limiter le nombre de changements : privilégiez des zones de couleur continues plutôt que des motifs alternés à chaque couche.
Soigner l'orientation : une pièce posée à plat avec un changement unique de couleur réduit fortement le temps et la purge, contre un changement à chaque couche en position verticale.
Placer la couleur secondaire en haut : un texte ou un logo sur la partie supérieure concentre les transitions sur quelques couches.
Vider l'excédent : surveillez que les résidus de purge soient évacués, car leur accumulation peut perturber l'impression en cours.
Cette optimisation s'inscrit dans une tendance de fond vers une fabrication plus responsable. Le segment industriel illustre cette maturité : il devrait passer de 20,8 milliards de dollars en 2026 à 73,8 milliards en 2035 selon Global Market Insights, signe que la maîtrise des coûts matière devient centrale à toutes les échelles.
Obtenir des textes et logos réellement nets
Pour un rendu professionnel, les détails doivent rester lisibles à distance. La qualité visuelle dépend autant de la conception que des réglages.
Quelques bonnes pratiques font la différence :
Ordre des couleurs : pour un lettrage en contact avec le plateau, commencez par la couleur des lettres puis enchaînez avec le remplissage. Vous évitez ainsi que le fond ne bave sur le texte.
Contraste intelligent : une teinte claire sur fond foncé (ou l'inverse) ressort mieux qu'un contraste faible.
Épaisseur suffisante : évitez les lignes trop fines, difficiles à extruder proprement en petite taille.
Relief léger : un texte en creux ou en relief améliore la lisibilité et masque les micro-variations de couleur.
Ces réglages transforment une impression amateur en pièce démonstrative crédible : signalétique, prototype client, objet personnalisé. La couleur n'est pas qu'esthétique, elle sert aussi de repère fonctionnel sur les pièces techniques.
Choisir la bonne machine pour le multicolore
Toutes les imprimantes ne se valent pas pour la couleur. Le choix du combo détermine votre confort et la fluidité des changements de filament. Voici un repère synthétique pour vous situer.
Solution | Couleurs gérées | Accompagnement |
Imprimante seule sans AMS | 1 (mono-couleur) | Aucun |
Combo d'entrée de gamme avec AMS Lite | Jusqu'à 4 | Variable selon revendeur |
Notre sélection LV3D + conseil expert | Jusqu'à 16 (4 AMS) | Conseil, formation CPF et support en France |
Au-delà du matériel, l'accompagnement fait souvent la différence entre un investissement rentable et une machine sous-exploitée. Si vous visez une production multicolore exigeante, notre Bambu Lab X2D Combo combine capacité multi-bobines et fiabilité pour des séries courtes. Nos clients à Angoulême apprécient de pouvoir échanger directement avec une équipe qui connaît leurs contraintes.
Conclusion
Réussir une impression multicouleur avec Bambu Lab, c'est avant tout une affaire de méthode : un AMS bien configuré, des filaments compatibles, un fichier optimisé dans Bambu Studio et une stratégie de purge maîtrisée. Avec jusqu'à seize couleurs disponibles et un marché mondial évalué à 34,45 milliards de dollars en 2026, la couleur n'est plus un gadget mais un vrai outil de valeur, du prototype au produit fini. La bonne orientation et le bon ordre de couleurs suffisent souvent à transformer un résultat moyen en pièce nette et professionnelle. Chez LV3D, à Angoulême, nous réunissons le matériel, les consommables et la formation pour vous faire progresser sans tâtonner. Pour aller plus loin et maîtriser toute la chaîne, de la modélisation à l'impression, découvrez notre formation 3D certifiée Qualiopi et éligible au CPF.
Questions fréquentes
Peut-on imprimer en multicouleur sans AMS ?
C'est possible mais laborieux, en effectuant des pauses manuelles pour changer de bobine. L'AMS automatise ces transitions et permet jusqu'à seize couleurs en reliant quatre modules, pour un rendu bien plus régulier.
Peut-on mélanger PLA et PETG dans une même pièce ?
Ce n'est pas recommandé. Ces deux matériaux ont des températures de fusion différentes et adhèrent mal entre eux. Pour l'impression multicouleur via l'AMS, utilisez un seul et même type de matériau.
Comment limiter le gaspillage de filament en multicolore ?
Réduisez le nombre de changements de couleur, regroupez les zones colorées et orientez la pièce à plat. Placer le lettrage en haut concentre les transitions sur quelques couches et diminue nettement la purge.




Commentaires