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Gryp et l'impression 3D au service des voitures de collection

Résumé : Gryp utilise l'impression 3D pour reproduire des pièces détachées introuvables de voitures de collection, avec un catalogue de plus de 800 références et un panier moyen d'environ 40 euros.

Posséder une voiture de collection implique souvent de chercher des pièces devenues introuvables. Un joint d'interface, un cache-jante, une fixation de pare-soleil : autant de composants qui ne sont plus fabriqués depuis des décennies. C'est précisément ce problème que résout Gryp impression 3D, une startup bordelaise qui a fait de la adhésion plateau en impression 3D et de la fabrication additive son arme pour redonner vie aux véhicules historiques.

Fondée en 2017, l'entreprise Gryp combine modélisation numérique, scan 3D et technologies d'impression industrielle pour recréer des pièces d'ornement intérieur et extérieur. Elle illustre parfaitement la manière dont la fabrication additive transforme le secteur automobile. Le marché mondial de l'impression 3D automobile pesait 5,93 milliards de dollars en 2025 et devrait atteindre 6,67 milliards en 2026, avec un taux de croissance annuel de 14,8 %, selon Global Market Insights. La niche de la restauration automobile y occupe une place croissante.

Qui est Gryp et comment fonctionne son service d'impression 3D ?

Gryp a été cofondée par Bastien Vanlathem et Gauthier Laviron, deux passionnés d'automobile installés à Bordeaux. Leur constat de départ est simple : le marché des voitures de collection souffre d'un manque chronique de pièces de remplacement. Les revendeurs spécialisés n'ont plus de stock, et les moules d'origine ont été détruits depuis longtemps.

Le processus de fabrication de Gryp s'articule en plusieurs étapes. Chaque projet commence par une phase de conception 3D ou de scan tridimensionnel de la pièce d'origine. Cette modélisation, qui peut prendre d'une heure à une journée complète selon la complexité, constitue l'étape la plus critique. Vient ensuite l'impression proprement dite, suivie d'un post-traitement rigoureux comprenant ponçage, application de peinture et vernis pour garantir un rendu fidèle à la pièce originale.

L'entreprise référence chaque nouvelle création dans son catalogue en ligne. Les clients suivants peuvent ainsi commander directement sans repayer la phase de conception ; un modèle économique fondé sur les économies d'échelle.

Un catalogue de 800 pièces auto reproductibles

Gryp revendique un catalogue de plus de 800 références couvrant de nombreuses marques et modèles. On y trouve des pièces pour des véhicules aussi variés que l'Alfa Romeo Montreal, la Fiat 500, la Renault Clio Williams ou encore des motos anciennes comme la Terrot 250 SP et la René Gillet 750 G1.

Le panier moyen pour les particuliers se situe autour de 40 euros, ce qui rend le service accessible à un large public de collectionneurs. Les tarifs vont de quelques euros pour de petites fixations à plusieurs centaines d'euros pour des pièces complexes comme des éléments de carrosserie ou des composants techniques pour la compétition automobile.

L'entreprise propose également une gamme baptisée GRYP Racing Parts, orientée vers le sport automobile. On y retrouve des pièces pour la Renault Clio Rally4, Rally5 et R3T, ce qui démontre que la technologie d'impression 3D ne se limite pas à la restauration esthétique mais s'étend aux applications de performance.

L'impression 3D automobile : un marché en pleine expansion

Le recours à la fabrication additive dans l'automobile dépasse largement le cadre de la restauration de véhicules anciens. Selon Mordor Intelligence, le secteur automobile devrait connaître une forte croissance dans l'impression 3D, avec un taux de croissance annuel composé de 24,87 % entre 2025 et 2030, comme le rapporte Primante3D.

Les grands constructeurs investissent massivement dans cette technologie. En avril 2025, General Motors a mis en avant l'impression 3D de précision dans la Cadillac CELESTIQ, avec plus de 130 pièces imprimées. En août 2024, Ford Motor Company a commencé à utiliser l'impression 3D pour produire des prototypes rapides de son Electric Explorer. Ces exemples illustrent une tendance de fond : la fabrication additive s'impose dans l'ensemble de la chaîne de valeur automobile.

Pour les PME et les ateliers spécialisés comme Gryp, cette dynamique représente un levier considérable. Les inventaires numériques se développent pour les pièces à faible volume ou discontinuées, permettant aux concessionnaires et fournisseurs aftermarket de fabriquer des pièces à la demande. C'est exactement le modèle que Gryp applique au segment de la collection.

Quelles technologies Gryp utilise pour ses reproductions ?

Gryp s'appuie sur un équipement de niveau industriel adapté aux exigences de la reproduction automobile. L'entreprise dispose d'un bureau d'étude interne, d'imprimantes 3D industrielles, d'un scanner 3D et d'un atelier de finition manuelle. Cette intégration verticale permet de maîtriser l'ensemble de la chaîne, de la numérisation à la livraison.

Le scanner 3D joue un rôle essentiel pour les pièces complexes. Lorsqu'un modèle numérique n'existe pas encore, le client envoie la pièce d'origine (même abîmée) pour qu'elle soit numérisée. La modélisation est ensuite affinée par les techniciens avant l'impression. Pour les pièces simples, la conception assistée par ordinateur suffit.

Ce processus s'inscrit dans une tendance plus large. Au-delà de la fabrication de prototypes, l'impression 3D se déploie pour la production de pièces finales, personnalisées et complexes, souvent impossibles à réaliser avec les méthodes traditionnelles, comme le souligne le Wohlers Report 2025 relayé par C!Print. Si vous souhaitez approfondir les procédés de fabrication additive, consultez notre guide complet de l'impression 3D.

La diversification vers le B2B et l'industrie

Début 2021, Gryp a franchi un cap stratégique en rejoignant l'incubateur Unitec et en accueillant Skalepark à son capital. Cette opération a marqué le début d'une diversification vers les clients professionnels et les constructeurs automobiles.

L'un des projets les plus ambitieux de Gryp concerne l'intégration de la production directement chez ses clients B2B, en partenariat avec la startup Handdle. Le concept repose sur une « box » associant imprimantes 3D et logiciel de pilotage, installée dans les locaux du client. Celui-ci peut alors puiser dans le catalogue de Gryp et imprimer depuis son propre poste de production, sans passer par une commande externe.

Cette approche décentralisée est cohérente avec l'évolution du marché. La production à la demande élimine les stocks dormants et transforme la gestion des pièces détachées. Pour les garages, les concessionnaires ou les ateliers de restauration, disposer d'un accès direct à un catalogue de pièces imprimables représente un gain de temps et de trésorerie considérable.

Comment reproduire vos propres pièces auto en impression 3D ?

Si l'approche de Gryp vous inspire, sachez que la reproduction de pièces automobiles par impression 3D est accessible à condition de respecter certaines étapes clés. Voici les points fondamentaux à maîtriser.

  • Numérisation ou modélisation : obtenez un fichier 3D de la pièce, soit par scan, soit par conception CAO (Fusion 360, SolidWorks, Blender).

  • Choix du matériau : le PLA convient pour les pièces décoratives, mais les pièces fonctionnelles nécessitent de l'ABS, du PETG ou du nylon pour leur résistance thermique et mécanique.

  • Paramètres d'impression : une bonne adhérence en première couche est essentielle pour garantir la stabilité dimensionnelle de la pièce. Les taux de remplissage varient selon la fonction : 20 % pour le décoratif, jusqu'à 80 % pour les éléments structurels.

  • Post-traitement : ponçage, apprêt, peinture et vernissage sont indispensables pour obtenir un rendu fidèle à la pièce originale.

Le marché français de l'impression 3D est évalué entre 600 et 800 millions d'euros selon une étude Xerfi, et les applications automobiles y occupent une place significative. Que vous soyez un particulier passionné ou un professionnel de la restauration, maîtriser ces techniques ouvre des possibilités considérables.

Limites et précautions pour l'impression 3D de pièces auto

Il est important de noter que l'impression 3D ne permet pas de reproduire toutes les pièces d'un véhicule. Les composants mécaniques soumis à de fortes contraintes (éléments de suspension, pièces moteur, composants de freinage) restent hors du périmètre de la fabrication additive grand public. Gryp elle-même se concentre sur les pièces d'ornement et les éléments esthétiques.

Le coût des matériaux et des équipements demeure un frein pour les petites structures, tandis que la qualité et la normalisation des pièces nécessitent une attention constante. Pour les pièces fonctionnelles exposées à la chaleur, aux UV ou à des efforts mécaniques, le choix du matériau et les paramètres d'impression deviennent critiques.

La question de la propriété intellectuelle mérite aussi d'être soulevée. Reproduire une pièce d'origine d'un constructeur automobile pour un usage personnel de restauration est généralement toléré, mais la revente de reproductions à grande échelle peut poser des questions juridiques. Les acteurs comme Gryp opèrent dans le cadre de la réparation et de la préservation du patrimoine automobile.

Bien s'équiper pour se lancer dans l'impression 3D automobile

Que vous souhaitiez suivre l'exemple de Gryp ou simplement reproduire une pièce pour votre propre véhicule, le choix de l'équipement est déterminant. L'une des tendances fortes observées ces deux dernières années concerne la montée en puissance des imprimantes 3D d'entrée de gamme ; au deuxième trimestre 2025, le cabinet CONTEXT faisait état d'une croissance de +21 % du chiffre d'affaires sur ce segment.

Pour les pièces automobiles décoratives, une imprimante FDM de milieu de gamme offrant un volume de construction suffisant (au moins 250 × 250 × 250 mm) constitue un bon point de départ. Les filaments techniques comme l'ASA ou le PETG offrent une résistance aux UV et aux intempéries adaptée aux pièces d'extérieur.

Chez LV3D, nous accompagnons aussi bien les débutants que les professionnels dans le choix de leurs équipements et consommables. Notre expertise, construite depuis 2015, nous permet de vous orienter vers les solutions les plus adaptées à vos projets de reproduction automobile.

Conclusion

L'approche de Gryp démontre tout le potentiel de l'impression 3D appliquée à l'automobile de collection. En combinant scanner 3D, modélisation numérique et fabrication additive, cette startup bordelaise a su créer un modèle économique viable autour de la reproduction de pièces introuvables. Avec un marché mondial de l'impression 3D automobile estimé à 6,67 milliards de dollars en 2026, cette tendance ne fait que commencer. Pour les passionnés et les professionnels, la maîtrise de ces technologies représente un avantage compétitif majeur. LV3D vous fournit l'ensemble des équipements, filaments et formations nécessaires pour mener à bien vos projets d'impression 3D, de la première modélisation à la pièce finie. Pour acquérir les compétences techniques indispensables, découvrez notre guide complet dédié à l'impression 3D et commencez à concrétiser vos projets.

Questions fréquentes

Quels types de pièces Gryp peut reproduire en impression 3D ?

Gryp se spécialise dans les pièces d'ornement intérieur et extérieur : joints d'interface, cache-jantes, fixations de pare-soleil, pommeaux de levier de vitesses, grilles d'aération ou éléments de toit ouvrant. L'entreprise ne fabrique pas de pièces mécaniques soumises à de fortes contraintes.

Quel budget prévoir pour une pièce imprimée en 3D chez Gryp ?

Le panier moyen pour les particuliers se situe autour de 40 euros. Les prix varient de quelques euros pour de petites fixations à plus de 400 euros pour des ensembles complexes destinés au sport automobile. Les pièces déjà cataloguées sont moins coûteuses car la phase de conception est déjà amortie.

Peut-on reproduire ses propres pièces auto sans passer par Gryp ?

Oui, à condition de disposer d'une imprimante 3D adaptée, d'un fichier 3D de la pièce et des compétences en post-traitement. Chez LV3D, nous proposons des imprimantes, des filaments techniques et des formations certifiées Qualiopi pour vous accompagner dans cette démarche, du choix du matériau jusqu'à la finition.

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